Captain.jpg Film -  7

Si Thor vous a apporté plaisir et satisfaction, il est fort probable que Captain America vous comble tout autant. Chris Evans partage plus que son prénom avec Chris Hemsworth : de la classe, du charisme, et la gueule de l'emploi. Dans la galerie des personnages réussis, le Crâne Rouge incarné par Hugo Weaving est lui aussi impressionnant, et va parfaitement avec son arsenal nazi-rétro-futuriste, dont le design comble les pupilles. Scénario cohérent, réalisation efficace, effets visuels au top, aucun temps mort et un peu d'humour : la recette d'une bonne adaptation Marvel est encore une fois bien cuisinée. Vivement The Avengers, qui a une lourde responsabilité après ces différents succès.

Avec, en 2012, Man of Steel, Dark Knight Rises et The Amazing Spiderman, impossible d'ignorer que nous sommes vraiment dans un âge d'or des super-héros sur grand écran, et c'est tant mieux.

 
Image -  9  

• Paramount réussit sans encombre ce transfert. C'est légion pour un film récent, me direz-vous, mais ça fait toujours plaisir.

• La jolie photographie, aux belles nuances, lumineuse et colorée, s'accompagne d'un piqué impeccable et de contrastes solides.

 

Son -  7

• Le DD 5.1 de la VF est déjà satisfaisant, ça crache, comme diraient les Inconnus, mais avec la VO et sa piste DTS HD Master-audio, ça crache encore plus.

• Mention spéciale au score de Silvestri, qui, sans être une composition riche et impressionnante, sied parfaitement à l'ambiance du film avec ses caisses claires et son thème principal patriotique.

Super-8.jpg Film - 8  

Comme dans un Spielberg, le spectaculaire est au service de l'émotion, et le fantastique n'est qu'un prétexte au véritable fond du film : la cellule familiale. Comme dans un Spielberg, l'histoire est imprégnée de valeurs morales salutaires comme la responsabilité, le goût de la liberté, l'amitié, le dépassement de soi, l'amour triomphant, et tout ça distillé sans (trop de) naïveté, même si le scénario n'échappe pas à quelques facilités et clichés. Comme dans un Spielberg, la caméra virevolte, le soin apporté au moindre détail ou au contenu de chaque cadre est fantastique, la direction d'acteurs (et d'enfants) et le casting sont parfaits. Comme dans un Spielberg, la narration est fluide, le dosage humour/suspens/sentiments est impeccable, et Giacchino accentue même pour l'occasion sa filiation à Williams.

Au-delà du simple hommage spielberguien (Rencontre du 3ème type, La Guerre des Mondes, E.T, Les Goonies), Abrams fait aussi rév(f)érence aux Universal Monsters ou au cinéma de Romero d'une très belle manière.

Finalement, le seul défaut du film est aussi sa principale qualité : c'est comme chez Spielberg - il y a peu de "nouveautés", et la réelle personnalité artistique d'Abrams n'est là qu'en filigrane, et au travers de ses "lens flares" bleus. C'est un film-synthèse très réussi, mais qui ne surpasse aucun de ses modèles ni ne renouvelle assez les codes du genre pour prétendre au rang de "nouveau chef-d'oeuvre" original.

 

Image -  9  

• Aucun défaut "éditorial" particulier. 

• Niveau des noirs parfaits (c'était pas gagné, le film est sombre !), label top démo pour les plans tournés en RED ou en 35mm (majoritaires). Légère baisse de définition et grain un peu plus prononcé pour les passages en 16mm (ce qui est normal).

• Une très jolie photographie, mise à l'honneur par cet excellent transfert.

 

Son -  7

• Un très bon mixage, et pour l'encodage, c'est comme d'hab avec paramount : il y a une piste syldave sous-titrée en araméen, mais pas de VF autre qu'en DD 5.1...

• La V.O. en Dolby TrueHD 7.1 est une référence du genre !

Les films d'animation récents se suivent et se ressemblent techniquement : un traitement vidéo au sommet ("top démo" !), où le moindre détail, le moindre pixel ou trait de crayon nous parvient, sans défaut de transfert. De même, les différents mixages, intégrations des voix et effets sonores sont de magistrales réussites, dont l'impact se réduit seulement en fonction de l'encodage choisi sur la VF, du simple DD 5.1 pour Kung Fu Panda 2 (regrettable, bien qu'efficace) au fantastique DTS-HD MA d'Arrietty. La phase technique passée, les courtes critiques suivantes se concentrent sur l'aspect "artistique".


Animation.jpg

Kung Fu Panda 2 - 9  

Dreamworks offre le meilleur film d'animation de l'année pour la deuxième fois consécutive, après le remarquable Dragons. Un scénario qui conjugue à la perfection émotion et humour, une histoire et une narration qui surpassent largement celles du premier, un méchant charismatique, des scènes d'action jubilatoires, et une BO éclatante du binôme Zimmer/Powell. Beau, intense, indispensable.


Arrietty, le petit monde des chapardeurs - 8

Avec un autre réalisateur aux manettes que Miyazaki ou Takahata, ce Ghibli pointe une fois de plus les talents dont regorge le studio. Un conte délicieux, intelligent et à l'ambiance exquise, servi qui plus est par un traitement audio extraordinaire (la pluie et les éléments, la musique de Cécile Corbel...). Une petite baisse de régime à la fin lui coûte la note maximale. 


Rio - 7

Dans la continuité d'Horton et Robots, Blue Sky livre un film bien ficellé, cohérent et sans temps mort, qui le démarque une fois de plus des autres studios de par son ambiance et son traitement. Là où certains adultes blasés trouveront un manque de maturité, le divertissement, la beauté de l'animation et le rythme soutenu sont indéniables. Une réussite, pour tous les âges.


Rango - 7

Gore Verbinski débarque dans l'animation, secondé par d'habituels partenaires (ILM, Johnny Depp ou Hans Zimmer), avec cette production originale, surprenante, et souvent glauque. Citant Gilliam, Leone, Corbucci et Eastwood, Rango est une vraie oeuvre pour cinéphile, qui semble même calibrée pour les Oscars. Ingéniosité du récit et réussite technique sont au rendez-vous, bravo.


Cars 2 - 4

Badaboum, PIXAR se retrouve pour la première fois de son histoire en queue de classement, avec une note médiocre. Faute à un scénario qui loupe sa cible, ou plutôt qui n'en a pas : le fond est bien trop tordu et compliqué pour des jeunes enfants, mais la forme vraiment trop lourde et bêbête (Martin !, l'ambiance générale...) pour des enfants moins jeunes. De plus, le traitement écologique (très à la mode, on dirait) est bien plus réussi dans Rango, Rio ou Arrietty qu'ici. Heureusement qu'une certaine fulgurance visuelle propre au studio, et quelques scènes brillantes (dont le prologue) relèvent le niveau. Ce n'est pas mauvais, mais c'est décevant.

Hanna-Blu-Ray.jpg Film - 07
Joe Wright débarque dans un domaine où on ne l'attend pas avec ce Bourne-like qui mêle habilement film d'espionnage, conte initiatique et road movie. Sans réinventer le genre, sa mise en scène permet de combler les carences d'un scénario un peu trop prévisible et linéaire, malgré sa galerie de personnages déjantés. Saoirse Ronan, avec son physique gracile et ses yeux bleus azur, rend immédiatement culte son personnage -qui peut rappeler Hit Girl (Kick-Ass) ou Mathilda (Léon)- grâce à sa prestation irréprochable, hors norme même, et confirme une fois encore son statut de très grande actrice en dépit de son jeune âge. Sans être incontournable, Hanna est une belle réussite portée par une comédienne formidable et un réalisateur décidémment très doué.


Image -  8

• L'encodage choyé de Sony respecte et met idéalement en valeur la photographie du film.
• Quelques plans un peu plus doux et une texture d'image pas totalement homogène : voilà pour les reproches. Mais entre nous, c'est vraiment négligeable.


Son - 9

• Les pistes DTS HD Master Audio en VO comme en VF (merci Sony !) servent parfaitement un mixage dynamique à souhait. A l'image du film, il n'est jamais bourrin, mais précis et efficace.
• La musique des Chemical Brothers est une expérience auditive à elle seule. Faites chauffer le subwoofer, ça va chier dans le ventilo. Un top démo sonore, assurément. 

Transformers3.jpg Film - 07  
Après un Transformers 2 déjà bien gratiné, voici l'apothéose du processus Bay-esque de destruction massive, de caméra libre, de morale patriotico-libérale basique (l'individu est plus important que la communauté, tout ça), de 20ème degré, de bimbo anorexique maquillée comme une prostituée ukrainienne, de dialogues grotesques débités à 200 à l'heure, de personnages totalement défoncés, de démesure visuelle d'une technicité incroyable, de musique Jablonsko-zimmerienne clichée mais absolument trippante... Michael Bay va au bout de sa démarche, est cohérent avec sa vision, et semble prendre plus son pied que n'importe quel autre réalisateur de daubes assumées. A se demander à quoi ressemblera la suite de sa carrière après un tel aboutissement dans les codes de son art (si, si, "art"). Cette trilogie Transformers, rococo et grand guignolesque, est un incontournable dans le registre du divertissement total.


Image - 09

• Tournage hybride 35mm (Panavision, Arri) / numérique (Sony, Red et SI), le rendu final est pourtant très homogène, grâce à une photographie magnifique et maîtrisée. On retrouve aussi l'étalonnage bleu/orange cher à Michael Bay.
• Le transfert de Paramount est un sans faute. Précision, contrastes, couleurs, fluidité : c'est un top démo !


Son - 07

• Le mixage est aussi précis que l'image et autant démesuré que le film. Effets à foison sur tous les canaux, utilisation parfaite des basses, restitution cristalline des aigus. Dantesque !
• L'encodage Dolby True HD 7.1 de la VO remplit ainsi parfaitement son rôle, quant au DD 5.1 de notre VF, il fait ce qu'il peut, le fait plutôt bien, et satisfera sans aucun doute le plus grand nombre. Mais quel dommage de constater une fois de plus la désertion des éditeurs pour les pistes VF HD...

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