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Skyfall.jpg SKYFALL   9 Coeur

Avec une mise en scène remarquable et des dialogues très travaillés, Skyfall est une réussite magistrale. Une résurrection, même, offerte par ce regard neuf sur l'héritage bondien, qui parvient à concilier un dépoussiérage furieusement contemporain et un hommage presque fanatique à la franchise. Tout y est super bien amené, de la très lisible scène d'action du pré-générique, à la "mise en place" de la renaissance de la saga dans les dernières secondes. Le score de Newman, hyper fonctionnel, bénéficie d'une intégration jouissive dans le film ; tout comme la photo, carrément superbe.

C'est vraiment rassurant de voir cette grosse machinerie se relever de la sorte. Après le pire Bond, voici le meilleur, qui donne un beau coup de pied au Q à toutes les autres franchises du genre. Bourne, M:I et Die Hard, prenez-en de la graine.

 

Le Blu-ray : Image  9 - Son 8 - Et l'éditeur n'a pas raté son coup, en offrant un écrin digne de ce joyau (de la couronne). La VF, bien qu'encodée en DTS mi-débit, reste explosive et expansive à souhait grâce à un mixage de toute beauté. Top démo. 

 

 

GoT.jpg GAME OF THRONES - Saison 2  9 Coeur

Le "choc" de la découverte de la première saison n'est en rien atténué, le Trône de Fer reste bien le show incontournable de notre temps. Les personnages, plus passionnants et attachants les uns que les autres (Tyrion, Arya, Daenerys, Rob, Jon...), la réalisation épique (le Seigneur des Anneaux n'est parfois pas très loin devant, franchement...) et toujours cette direction artistique incroyable. Tout est fait pour apprécier les moindres facettes de ce gigantesque spectacle, dont les 10 épisodes ne passent que trop vite. Cette série est un miracle, et un coup de cœur, encore.


Le Blu-ray : Image 8 - Son  7 - Du grand art pour cet encodage made in HBO. Les couleurs, les contrastes, les paysages et décors (d'Islande, de Croatie, d'Irlande et de Malte) prennent toute leur ampleur en HD. Pour le son, la VO (en DTS HD) est parfaite ; le mixage de la VF (encodée en DTS mi-débit) est quant à lui un peu derrière, mais reste très honorable, d'autant que le doublage est de qualité.

 

 

Looper.jpg LOOPER  7

Quel plaisir de trouver un thriller fantastique "à l'ancienne", dont le scénario et l'ambiance priment sur les effets de style et les moyens ! Surtout que ce Looper, personne ne l'avait vraiment vu venir. Au programme, une histoire temporelle très bien construite, avec une chouette gestion des paradoxes, et une réflexion morale et éthique qui va bien au-delà et poursuit le spectateur bien après la séance. Plusieurs thèmes du cinéma fantastique sont abordés et habilement mêlés pour une œuvre originale, le tout dans une sacrée ambiance, servie par une maîtrise technique remarquable. Les surprises s'enchaînent, et la comparaison avec un Minority Report qu'on n'hésite pas à faire prouve combien Looper est une belle réussite. Vivement recommandé.

 

Le Blu-ray : Image   8 - Son 5 - Pour l'image, un rendu très naturel et un transfert réussi. Pour le son, là où la VO est sans reproche, la VF (en DTS HD aussi) est mal mixée. Bon, contrairement au Dark Knight Rises qui présentait un mixage globalement dégueulasse, Looper n'a "qu'un" défaut : des voix trop basses. En réhaussant le canal central, on a un résultat correct. Mais ça ne devrait pas être à nous de nous en occuper...

   


Battleship.jpg BATTLESHIP   5

Sans aller dans l'excès de loufoquerie et de burlesque d'un Transformers sous LSD, Battleship reste dans la même lignée, fun et décontracté, à prendre au 12ème degré. Surtout, il n'a pas le sérieux lourd et pénible d'un Battle L.A. Invasion World Destruction & Cie. C'est tout aussi débile, mais au moins c'est fait exprès, et vachement plus divertissant. Battleship est aussi moins démonstratif que les Autobots (Michael Bay, son hobby c'est de faire péter des trucs, Peter Berg, moins), mais plus facilement regardable : les scènes d'action sont plus courtes, mieux montées, et on a pu attendre d'avoir fini le film pour prendre un Doliprane. Pour un Transformers, c'est avant le visionnage. Rythmé, très prévisible, et avec un petit côté Crysis appréciable dans son design, il remplit très bien son cahier des charges. 

Et sérieux, quel autre film, ou autre nation, peut mettre en scène dans un rôle de colonel qui a perdu ses 2 jambes à Bagdad un vrai colonel qui a perdu ses 2 jambes à Bagdad ? Dans un contexte complètement WTF ? Hein ? En attendant avec hâte les adaptations du Cochon qui rit, du 1000 bornes et du Qui est-ce.

 

Le Blu-ray : Image 9 - Son 7 - Un titre comme Battleship, qui existe principalement pour ses qualités techniques, est évidemment attendu au tournant. Et Universal ne faillit pas à la tâche. Visuellement, c'est un sans faute ! Et du côté de l'audio, la VF (en DTS mi-débit) s'en sort bien, même si elle est très en retrait de la gigantesque VO et de son mixage explosif.

Drive.jpg DRIVE   8

Dès l'ouverture et jusqu'à la dernière seconde, Refn maintient une excellence constante dans ce faux-polar soigné à tous les niveaux. Avec ses personnages forts -et bien traités- et un sens de l'héroïsme exacerbé, Drive déploie sa poésie romanesque touchante dans une ambiance crépusculaire incroyable. La mise en scène, stylisée mais jamais snob, a bien mérité sa palme, il n'y a pas de doute. Et quelle science du silence, dont le charisme hypnotique de Ryan Gosling et son personnage glaçant sont les incarnations les plus remarquables. Un régal.

 

Le Blu-ray : Image  9 - Son 9 - Quelle claque ! Un transfert par-fait. Dans les plans sombres, très majoritaires, c'est un pied intégral. On a rarement vu une restitution si excellente et équilibrée. La bande son est elle-aussi digne des meilleurs top démos. Il faut dire que les choix artistiques, de la bande-originale à la photo, sont dignes de toutes les louanges.

 

 

Samsara.jpg SAMSARA  7

Samsara ne trahit jamais le terme sanskrit en transmettant à merveille cette notion de cycle immuable avec une puissance évocatrice qui force le respect, à l'image de la séquence sur la production qui exhibe les porcs qui se font vider et les porcs qui les consomment (illustration en-dessous). Le tout enrobé d'une spiritualité jamais trop lourde, qui alterne plans fantomatiques et grouillants. Son but principal, ni écolo ni moraliste, n'est que de pointer du doigt la place de l'homme en ce monde, et son paradoxe : un grain de sable minuscule et éphémère -tel que ceux utilisés dans le mandala qui sert de fil rouge- mais qui est parvenu à bâtir une société évoluée complexe et brillante. Et comme dans tout cycle, il y a une fin, une dégénérescence perverse et une décadence sordide précipitées par la surconsommation et le fanatisme d'un monde en bout de course. Heureusement, après, il y aura une renaissance. Ou pas.

 

Le Blu-ray : Image 9 - Son  9 - Le film ne sort qu'en mars dans les salles françaises, mais est disponible au Royaume-Uni dans cette édition soignée jusqu'au bout des ongles : Aucun grief, tant pour l'image que pour le son, en DTS HD 7.1 (pas de Vo ou VF, le film n'étant, comme Baraka, que musical). Bravo !

 

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Sherlock-Holmes-2.jpg SHERLOCK HOLMES 2 : JEU D'OMBRES   5

Tout semble supérieur au premier opus : un scénario plus abouti, une mise en scène mieux maîtrisée, un Hans Zimmer remotivé (son, euh, "remix" de Don Giovanni est particulièrement exquis). Downey Jr. cabotine comme jamais, et même si la narration est parfois inégale, la réalisation très stylisée de Guy Ritchie fourmille de belles idées, et se permet même quelques moments carrément fulgurants, dont une scène de dénouement parfaitement menée. 

 

Le Blu-ray : Image  8 - Son  6 -  Un plan avec des noirs défaillants; voici le seul reproche de cette édition réussie, d'autant que la réalisation et le montage énergique ont des choses intéressantes à proposer. Pour le son, la VF en DD 5.1 traîne un peu la patte avec un mixage inégal. Du Warner, quoi. 

 

 

Colere-des-Titans.jpg LA COLÈRE DES TITANS   3

La Colère reprend les mêmes ingrédients douteux que le Choc, et, sans la moindre subtilité, aligne ses jolis effets visuels, ses dialogues niveau CE2, ses personnages aussi épais que la nappe de restaurant qui a dû servir de support pour le scénario. Mais il reste aussi relativement divertissant, d'autant que la présence agréable de Rosamund Pike et le score épique de Javier Navarrete sont des points positifs bienvenus. Au final, une très chouette cinématique d'Age of Mythology, mais pas vraiment un film. Et encore moins un bon.


Le Blu-ray : Image 8 - Son  5 - Comme pour Sherlock, Warner inside: si l'image est magnifique, et si la VO excelle, la VF reste sur le carreau avec son mixage moins maîtrisé, et surtout son encodage indigne du support (DD 5.1 à 448 kbps !!!). 

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LE FILM - 9 Coeur

 

Wes Anderson, esthète avant tout, n’a pas perdu la main avec ses travellings très propres, ses plans millimétrés et son soin accordé à ses cadres (et quelle mise en scène !). Il possède suffisamment bien ses codes pour que ça ne sonne jamais faux, ou arrogant. La minutie formelle ne s'arrête pas qu'à la composition de ces véritables tableaux vivants : la photographie, les choix musicaux (de Britten à Hank Williams ou au score de Desplat)... tout est mis en œuvre pour un film maîtrisé de bout en bout.

 

Une réussite stylistique, donc, mais pas que : il est aussi généreux dans la richesse des thèmes abordés que dans leur traitement. Loin du moralisme primaire et de la pudibonderie d'un bon nombre de productions actuelles qui exultent le sacrifice et l'obéissance sociale, Moonrise Kingdom est un hymne à la liberté -quel qu'en soit le prix- et à l'amour, le vrai, celui qui n'a pas d'âge et qui rend invincible. Et c'est brillamment écrit (l'oscar ! l'oscar !), autant rigoureux dans la composition des personnages et de la narration elle-même, que décomplexé et loufoque dans sa tonalité. Il enchaîne les situations authentiques (avec une belle spontanéité des 2 jeunes acteurs principaux), et burlesques avec un génie rare.

 

Voilà. Un film aussi beau dans sa plastique qu'intelligent ; aussi sincère et naturel que sophistiqué et contemplatif ; aussi frais et distrayant que mélancolique. Le meilleur film d'Anderson, et un des incontournables de 2012.

 

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LE BLU-RAY

 

Image - 7

Tourné en Super 16mm, Moonrise Kingdom offre un traitement visuel tout droit sorti d’une version nostalgique des 60’s. Une image souvent douce, et un parti-pris artistique assumé avec ces couleurs ternes virant vers le jaune. Le blu-ray doit composer avec tous ces éléments « d’origine », et le fait plutôt bien, sans jamais trahir l’œuvre. Il n’évite pas certains défauts : quelques noirs très légèrement bouchés, un peu de bruit numérique... Rien de bien méchant, et c’est surtout très ponctuel. Ce n’est pas parfait, mais c’est très satisfaisant.

 

Son - 9

Pas le moindre grief à l’horizon en ce qui concerne l’audio. Le mixage est grandiose, il n’y a rien de superflu, et rien ne manque : les effets d’ambiance et les effets sonores brillent par leur précision, leur dynamisme et leur spatialisation. Belle présentation des voix, que ce soit en version originale ou avec le (très bon) doublage francophone. La musique bénéficie elle aussi d’une restitution sans faille (quelle présence des instruments !). Le tout servi par un encodage impeccable, en DTS-HD (VO et VF).

 

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Homeland.jpg HOMELAND - SAISON 1  9 Coeur

Addictive, magistralement écrite, génialement interprétée, Homeland est avec Game of Thrones la série incontournable éditée en 2012. Une fois de plus, le format télévisuel transcende tout ce que le cinéma pourrait accomplir, et impose sa marque comme l'avait fait 24 Heures Chrono en son temps, et, incroyable, arrive à surprendre les vétérans de Jack Bauer que nous sommes. Car Homeland est une série bien contemporaine, à la paranoïa et à la dramaturgie décuplées, mettant bien plus sa lumière sur l'humain que sur l'action, et le fait avec une mise en scène précise soutenant un aboutissement narratif fantastique. Si vous n'en avez pas encore marre de tous ces superlatifs, en voici un dernier, histoire de conclure : Homeland est une nouvelle référence indispensable.

 

Le Blu-ray : Image  9 - Son  8 - Encore une série bénéficiant d'un transfert impeccable. Le matériau d'origine le méritait : une photographie très naturelle pour un rendu très réaliste. Au niveau son, c'est pareil, l'encodage DTS (mi-débit en VF) de cet excellent mixage comble toutes les attentes. Bravo.

 

 

Rebelle.jpg REBELLE 5

Ce Pixar mineur souffre d'un scénario très linéaire dont la bonne dose d'aventure ne comble pas le relatif manque d'enjeux. Il n'est pas mauvais pour autant: techniquement, le studio étale tout son savoir faire, et rien que pour sa magnificence il vaut le coup d'œil. Et même s'il cible les plus jeunes de par son absence de réel second niveau de lecture, il en reste agréable et divertissant pour tous, et ne tombe jamais dans des délires puérils.

 

Le Blu-ray : Image 9 - Son  9 - La virutosité technique est l'argument principal de ce "petit" Pixar. Heureusement, il est bien servi par cette édition, parfaite, aussi bluffante visuellement (quelle précision !) qu'auditivement (quel mixage !). Un des plus beaux blu-ray de l'année.

 

 

Real-Steel.jpg REAL STEEL  7

De la bande-annonce au synopsis, tout laissait attendre un film bourrin, bête et inutile. Il n'en est rien. Réalisation énergique, narration bien huilée, direction artistique réussie et belle performance d'acteurs (Hugh Jackman à contre-emploi et Dakota Goyo à suivre): à l'instar du remake de Karate Kid, Real Steel est un vrai bon film familial, bien équilibré et suffisamment émouvant. Une preuve s'il en est : Spielberg n'est pas derrière pour rien... 

 

Le Blu-ray : Image 9 - Son 9 - ... et Disney n'est pas notre éditeur préféré pour rien. Un top démo supplémentaire dans leur catalogue. Certes, ils n'en sont plus à 1 près. Mais en tant que consommateurs, on applaudit.

 

 

Home.jpg MAMAN J'AI RATÉ L'AVION (1&2)   7

Cultes, les 2 "films de noël de notre enfance" n'ont pas pris une ride. Tout fonctionne toujours aussi bien, des pièges de Kevin à la fantastique partition de John Williams. Inutile d'aller plus loin dans cette critique, elle manquera de tout recul, et, surtout, vous les avez sûrement vus une multitude de fois, vous aussi.


Le Blu-ray : Image  5 - Son  3 - Ceci est l'édition US, les films n'étant pour l'instant pas disponibles en France. Ils disposent des doublages francophones "parisiens". Au niveau visuel, on est loin des grandes restaurations de ces derniers temps : image souvent trop douce, un peu de bruit numérique... Mais le bond depuis les DVD est plus que significatif. Ce n'est pas une baffe, mais tout de même une redécouverte honorable. Pour le son en revanche (et le doublage, incontournable), rien de vraiment trippant, surtout que le 1er film est mal mixé (en VF), avec des voix faibles et étouffées.

Cette critique ne contient aucun spoiler majeur, et se base sur la version 2D du film (et donc sans avis sur le HFR (48 fps) et la 3D, présentés comme les 2 gros enjeux techniques).

 

VoyageInattendu Le scénario et l'adaptation

Comme pour le Seigneur des Anneaux, c’est respectueux sans être fidèle : ce n’est pas une transposition maniaque qui colle des images sur le texte, mais bien une œuvre filmique qui ne trahit jamais l’univers et l’esprit du roman. De l’humour, des clins d’œil, des personnages bien développés (les nains ne sont pas horripilants comme le début peut le laisser craindre, mais au contraire très attachants), des dialogues bien adaptés : un travail réussi, et très cohérent.

Le Hobbit est un film bavard, mais sans outrance. Le rythme et la narration sont équilibrés : pas d’indigestion et pas d’ennui, les 2h40 passent vite et sont très agréables ; C’est fluide, compréhensible pour tous sans être crétin, et sans laisser de côté les tolkieniens un peu plus hardcores avec des références (au Silmarillion, par exemple) bien placées. PJ est toujours autant passionné par son sujet, ça se sent en permanence.

Le casting et la réalisation

La mise en scène est très académique, mais très efficace. Les plans aériens virevoltans et les paysages néozélandais ne surprennent plus, mais sont toujours autant délectables. Le casting est le gros point fort du film : des anciens aux nouveaux éléments, ils sont tous à leur place et offrent des prestations impeccables, voire impressionnantes (Martin Freeman !). Quant à la VF, elle est excellente, du niveau de la trilogie SDA (les détracteurs cracheront dessus comme d’hab', hein). Jean Piat est toujours aussi parfait.

 

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Techniquement...

Les effets visuels sont du même niveau que ceux de la trilogie : quelques CGI sont très détectables, mais en règle générale c’est homogène et "bien foutu" (encore heureux). En soit, ça peut être désappointant, le film se prétendant être le fleuron technologique actuel, alors que la communauté a 11 ans... Et même si dans la manière de faire, "tout a changé" (dixit PJ), dans le rendu il n’y a rien de vraiment neuf ou de révolutionnaire. Attention, en 2D/24 fps, ça reste superbe (plus qu’en 3D/48, vu certains retours ?), et dans le haut du panier de ce qui se fait dans le domaine. On a hâte d’avoir les bonus pour voir le boulot (énorme) sur les maxitures, les décors, les prothèses (impec’)... Et certains plans sont à tomber (Fendeval, Erebor).

 

La photographie et la musique

Bien souvent, la palette est "à la mode" avec l'utilisation du fameux contraste bleu/orange. Il ne manquerait plus que les lens flares (ouf). Mais sur les grandes lignes, Le Hobbit conserve quand même l’empreinte et le caractère de la première trilogie. On est encore et toujours en territoire connu : l’identité visuelle du film est conforme au SDA, on se retrouve "comme à la maison". C’est une sensation extra, mais qui en même temps peut être frustrante pour celui qui s’attendrait à recevoir une nouvelle claque inédite dans la tronche.


Quant à la musique, la BO de Shore est excellente même si elle manque elle-aussi de surprise. Ça reste un bonheur de retrouver les bons vieux thèmes (Gandalf, anneau, comté, mines...) et les nouveaux sont très chouettes (le thème des nains, carrément épique !). Concernant son intégration dans le film, c'est parfait. Ni trop, ni pas assez : exactement ce qu'on attend d'une partition symphonique ample pour un tel film. Faudrait juste expliquer pourquoi il a utilisé le thème des Nazgûl pour l'affrontement Thorin/Azog...

 

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CONCLUSION  7

Alors que la trilogie de l'Anneau est un monument quasi-mythologique sur la guerre, les hommes, et la fin des temps, Le Hobbit, avec son récit largement moins ample et majeur, n’est qu’un "modeste" conte sur le courage et une ode à l’aventure. Avec l'effet de surprise en moins et un risque de désillusion nostalgique en plus, il peut décevoir certaines attentes, dont celles des spectateurs qui ne connaissent pas les desseins du roman. Peter Jackson a pris beaucoup de plaisir à mener son bébé, qui à défaut d’être un chef-d’œuvre, est "juste" un très bon film d’aventure, de la fantasy de qualité comme on en voit pas assez souvent, qui régalera ceux qui apprécient le genre. C’est aussi un excellent prétexte pour retourner en terre du milieu...


Pour l’instant il apporte plus du temps additionnel au SDA qu’il ne construit sa propre route, et il aura bien besoin des 2 autres films pour exister en tant qu’œuvre à part entière. Mais PJ semble vouloir étoffer le roman pour le sublimer, reste à voir ce que donnera son ambitieux projet à terme, et si les connexions avec l'autre trilogie, pourtant si éloignée de par sa nature, sont judicieuses. On y croit, et on a hâte de découvrir la Désolation de Smaug.

 

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