Caractéristiques
Edition Française - Warner
Encodage: VC-1
VF - Dolby Digital 5.1 (448 kbps)
VO - DTS HD Master Audio 5.1
Sous-titres: Français, Anglais
Vidéo :
De rares plans un peu lissés voient le grain argentique originel atténué (le film est tourné en 35mm) et perdent un peu en
piqué. Celui-ci reste tout de même hautement satisfaisant, ce
qui ne vaut qu'un demi-point en moins à la note de ce transfert, d'autant que toutes les autres conditions sont réunies pour un plaisir maximal, de la richesse des couleurs à la profondeur des contrastes.
Superbe.
Audio:
Carton rouge pour Warner (ça vous étonne ?) pour un encodage VF à peine au-dessus de celui de l'édition DVD : du Dolby Digital 448
kbps, loin de son homologue HD de la VO, même s'il titille les oreilles et les enceintes déjà très bien. Le mixage fait appel quand il faut aux surrounds et au LFE pour un résultat souvent
détonnant (le Kraken !). HS : Et comme pour Sherlock Holmes, le packaging (steelbook) est au format DVD... Couplé à la VF, on tient là les 2 epic fails Warner du jour.
Film :
La présence charismatique de Worthington, le thème principal épique de Djawadi et quelques scènes décoiffantes sont les principaux
atouts de ce remake, handicapé par son manque d'ambition et d'envergure, et son scénario FeDex expédié en 1h40. A l'image de ses effets visuels, qui vont du sublime au très moche (Médusa !), les
qualités et défauts s'équilibrent : c'est tout à fait regardable et divertissant, mais ce n'est pas le choc héroïque attendu.
Caractéristiques
Edition Française - Metropolitan
Encodage: MPEG-4 AVC
VF - DTS HD Master Audio 5.1
VO (Suédois) - DTS HD Master Audio 5.1
Sous-titres: Français
Vidéo :
Les défauts perceptibles ne concernent que quelques secondes du film, à savoir des fourmillements sur un plan enneigé, et du bruit
vidéo à deux reprises. Pour le reste, on a à faire à un transfert sans faille, homogène, pourvu d'un piqué enchanteur, de contrastes profonds et d'une palette colorimétrique parfaitement bien
gérée.
Audio :
Nul effet bourrin ici, juste une restitution d'un naturel déconcertant des voix et sons d'ambiance offerte par les deux pistes en
DTS-HD Master Audio. Face à l'excellent doublage français, la piste suédoise conserve une très légère longueur d'avance grâce à un mixage d'une précision encore plus redoutable.
Film :
Bien plus romance que thriller horrifique, Morse déploie sa force poétique et son émotion folle pour se hisser aisément dans les
sommets du genre. L'ambiance unique, lugubre et obsédante hante le spectateur plusieurs jours durant, grâce à
sa réalisation soignée et au couple de jeunes comédiens, d'une justesse extraordinaire. Bien sûr,
Twilight est remis à sa place (au fond du placard à côté du
Biactol) : il y a plus de génie dans une seconde de Morse que dans les regards niais de Kristen Stewart et Robert Pattinson. Une chose est sûre, cette production Suédoise n'a pas usurpé ses
mutliples récompenses (Gérardmer, Toronto, FanTasia...). Indispensable.
Un mot sur Let Me In :
Le roman de John Lindqvist a une seconde adaptation en cours de production, prévue sur nos écrans le 06 octobre. Là où les mauvaises
langues voient un remake probablement raté, nous préférons conserver un peu d'espoir. Le choix des jeunes acteurs est détonnant : Chloe Moretz (Kick-Ass) et Kodi Smit-McPhee (La Route). Gageons
que son réalisateur, Matt Reeves (Cloverfield), saura exploiter leur énorme potentiel et ne se contentera pas d'un médiocre plagiat. Réponse dans quelques mois...
Caractéristiques
Edition UK - Paramount
Encodage: MPEG-4 AVC
VF - Dolby Digital 5.1
VO - DTS HD Master Audio 5.1
Sous-titres: Français, Anglais
Vidéo :
Disponible outre-manche depuis février, cette édition made in Paramount à défaut d'être parfaite est très largement convaincante. Un
rare et léger bruit vidéo s'immisce dans certains plans sombres -pourtant nombreux et presque toujours parfaitement restitués-, et une image parfois un peu douce empêche l'émerveillement ultime.
Mais ces failles ne sont jamais rédhibitoires pour cette redécouverte inédite et féerique de l'oeuvre.
Audio :
Une VF en Dolby Digital 5.1 mi-débit est proposée sur cette galette britannique, et fait déjà son office grâce au mixage d'origine qui
est à l'image du film : riche, précis et dynamique. Bien sûr, la VO en DTS HD MA garde sa traditionnelle longueur d'avance et met encore mieux en exergue la foultitude de détails et la palpitante
partition d'Ilan Eshkeri.
Film :
Transposition judicieuse de l'univers de Neil Gaiman, Stardust est un film de fantasy idéal, où la romance côtoie l'aventure, où
l'omniprésence de l'humour ne nuit jamais au rythme frénétique et passionnant de l'histoire qui enchaîne les idées géniales sur près de 2h10. Il se pare de tous les atouts (paysages écossais,
performance anthologique de DeNiro, maestria du score, qualité des FX, magnificence du production design...) pour s'imposer en véritable joyau du genre, et en un chef-d'oeuvre mésestimé qui
trouvera forcément le piédestal qui lui est dû. Peut-être finira-t-il en oeuvre majeure dans la carrière d'un réalisateur majeur, si Matthew Vaughn daigne la continuer à ce rythme effréné.
Nous voilà de retour après l'achèvement de notre nouvelle installation. On reprend le rythme de croisière (au moins un test hebdomadaire) avec
au programme proche du Kick-Ass, Choc des Titans, Green Zone... En attendant une fin d'année riche en blockbusters (Prince of Persia, Inception, Iron man 2...) et en sagas cultes (Alien,
Retour vers le futur). Pour discuter et vous tenir au jus, n'oubliez pas HCFR et ses forums Blu-ray et Cinéma.
Merci encore pour vos nombreux mails de soutien, et votre patience :o)
So say we all.
Caractéristiques
Edition Française - Disney
Encodage: MPEG-4 AVC
VF - DTS ES Matrix 6.1 (Plein débit)
VO - DTS HD Master Audio 5.1
Sous-titres: Français, Anglais
Vidéo :
Sans grand étonnement, c'est un blu-ray parfait que livre Disney. L'encodage impeccable ne faillit jamais à restituer à plein le
potentiel du métrage, que ce soit dans le traitement des contrastes ou de la colorimétrie, avec une précision idéale et un aspect tridimensionnel enchanteur.
Audio :
Fidèlement aux habitudes de l'éditeur, la VF se "contente" d'une
piste plein débit. Mais on ne va pas s'en plaindre, les 2 encodages (VO et VF) sont spectaculaires à souhait, bénéficient plein
pot de la richesse du mixage, de la puissance du très joli score d'Elfman, et collent de manière optimale à la qualité de top démo de la partie vidéo.
Film :
Les effets visuels vont du superbe (renversant !) au très moche : textures parfois baveuses, rendu digne de l'Unreal Engine 3, quelques
intégrations des doublures CGI des acteurs ratées... Bref, c'est pas toujours la joie, et si on s'étale autant sur les effets visuels, c'est qu'ils sont à l'image du film : inégaux et parfois
sans âme, voguant entre palpitation et niaiserie. Semi-déception, le nouveau Burton se regarde toutefois avec plaisir et ses nombreuses bonnes idées comblent (un peu) la frustration qu'il
engendre.
Caractéristiques
Edition Française - Paramount
Encodage: MPEG-4 AVC
VF - Dolby Digital 5.1
VO - DTS HD Master Audio 5.1
Sous-titres: Français, Anglais
Vidéo :
La compression irréprochable sert au mieux l'esthétisation incroyable d'une des plus grandes réussites du duo Spielberg/Kaminski. Les
effets photographiques postproduits délivrent une image crade, souvent très granuleuse, aux teintes sur ou désaturées, aux blancs cramés, mais toujours avec une définition et une fluidité sans
reproche (merci Paramount/ Technicolor !). Quelques tâches sur le master ne peuvent lui ôter la note maximale tant la jouissance visuelle est grande et constante. Les amateurs (!) d'images
lissées et DNRisées risquent en revanche de prendre peur. La Guerre des Mondes confirme bien une chose : si vous cherchez des rééditions qui respectent rigoureusement la vision de leur
réalisateur et qui bénéficient d'un transfert hors norme, achetez du Spielberg !
Audio :
Même traitement, même jubilation et même reproche que pour le Soldat Ryan : La VO en DTS HD Master Audio repousse les limites du Home
Cinema et se hisse en référence incontournable du support (quelle richesse dans le LFE !). C'est sans conteste un des mixages les plus impressionnants que l'on ait pu entendre de notre vie. Mais
ce "top son" se trouve encore pénalisé par l'absence d'encodage HD sur la VF. Regrettable, mais pas trop grave au regard du résultat final, gigantesque.
Film :
Spielberg met une fois de plus la technique au service de l'art, et sa virtuosité picturale (quels plans séquences, quelle mise en
scène !) au service de son propos. Une ambiance Hitchcockienne, pour un récit exprimant -comme Munich- un pessimisme rare et un regard désabusé sur notre expèce. Le happy end, outre un ultime
respect envers le darwinisme de l'oeuvre de Wells, souligne la seule chose qui compte vraiment pour Spielberg : la cellule familiale, clé de voûte de son oeuvre. Spectaculaire et passionnant,
indispensable.