Game-of-thrones.jpg GAME OF THRONES - LE TRÔNE DE FER  -   9 Coeur

Le nouveau fleuron estampillé HBO détrône à peu près toutes les grandes fresques qui ont été réalisées jusqu'à présent, et relève encore d'un cran le niveau des séries TV qui vivent un véritable âge d'or depuis une décennie, en se mettant bien souvent au niveau du cinéma, voire au-delà. L'écriture jouissive, avec ces personnages incontournabes (et remarquablement bien joués) accompagne les fabuleux décors et la réalisation solide, pour faire exister des scènes d'une puissance exquise, et soignées jusqu'au moindre accessoire ou figurant. Après le Seigneur des Anneaux en film et Skyrim en jeu, la fantasy a maintenant son représentant suprême sur le média télévisuel. Un vrai miracle.

 

Le Blu-ray : Image 5/5 - Son 4.5/5

 


 

MI4.jpg MISSION IMPOSSIBLE : PROTOCOLE FANTÔME  -   07

Succédant à un MI:3 aux scènes d'action médiocres et au MacGuffin regrettable, ce nouvel opus signé Brad Bird est une sacrée bonne surprise. Avec un peu de McClane dans ce Hunt (il finira tout autant amoché que le bon vieux John à la fin d'un Die Hard), et beaucoup plus Bond que Bourne, Protocole Fantôme rappelle le 007 pré-Craig dans ce qu'il avait de meilleur : exotisme, gadgets, humour et cascades débridées... Et même son scénario, qui à défaut de surprendre, créera l'arrière plan parfait pour ce cocktail parfaitement maîtrisé. Un excellent blockbuster, et le meilleur film de la franchise. 

 

Le Blu-ray : Image 4/5  - Son  4/5 - Les plans tournés en IMAX sont sensationnels, mais une compression imparfaite sur le reste l'empêche d'être le top démo qu'il devrait être.

 

 

 

Polisse.jpg POLISSE  -   07

Eprouvant, très bien filmé, joué, écrit et monté, Polisse est  pour sûr une des grandes réussites de 2011. Maïwenn nous fait ressentir charnellement son film, avec beaucoup d'émotion mais sans pathos inutile, et sans s'interdire quelques scènes décontractées. Les comédiens sont d'une justesse fantastique, sans fausse note et sans surjeu. Le scénario est fort bien écrit, sonne là-encore très juste, ne tombe jamais dans le voyeurisme et évite soigneusement de nombreux clichés. Bravo aux artistes et à la vraie BPM qui fait un des métiers les plus indispensables et difficiles au monde, et qui doit supporter un quotidien bien rude...

 

Le Blu-ray : Image 4.5/5  - Son  4.5/5 - Un très beau transfert.

 

 

 

ChatPotte.jpg LE CHAT POTTÉ   2  

Inintéressant, long et pénible, avec un rythme bancal et des personnages secondaires repoussants, ce spin-off est un beau ratage et rappelle ô combien Dreamworks est un studio inégal. N'est pas Rango (ou Zorro ?) qui veut, même si quelques scènes d'action efficaces et un personnage principal charismatique le sauvent du désastre complet.

 

Le Blu-ray : Image 5/5  - Son  4/5 - Animation, VF DD 5.1, vous connaissez le refrain...

Tintin.jpg TINTIN  -  7

Avec goût et passion, Spielberg parvient à rendre à l'écran le trait d'Hergé dans une vision très personnelle qui combine aventure, action (trop ?) et rêve. La technologie lui permet de se libérer de toute contrainte physique et offre des plans proprement vertigineux. Il s'est fait plaisir, et c'est communicatif même si ce n'est pas le chef-d'oeuvre ultime que le Tintin qui est en nous attend fébrilement depuis son enfance.

 

Le Blu-ray : Image 5/5 - Son 5/5

 


 

Hugo-Cabret.jpg HUGO CABRET  -  8

Ce vibrant hommage au cinéma doublé d'une magnifique mise en abîme fait preuve d'une technicité étonnante, où la caméra - aérienne - s'amuse avec cette direction artistique orientée steampunk, du plus bel effet. Une superbe fable narrée avec le brio propre à Scorsese, servi par un casting exemplaire. Et pour couronner le tout, le blu-ray est parfait.

 

Le Blu-ray : Image 5/5  - Son  5/5

 

 

 

Contagion.jpg CONTAGION  -  6

Méthodique et académique, le Soderbergh nouveau ne tombe jamais dans le spectaculaire (tant mieux) mais ne renouvelle pas assez les codes du genre (tant pis). Il atteint sa cible en donnant une vision cauchemardesque mais réaliste d'un évènement possible, et le filme très bien. Et le message est transmis : l'être humain est fondamentalement stupide et irresponsable, et n'oubliez pas de vous laver les mains.

 

Le Blu-ray : Image 5/5  - Son  4/5

 

 

 

Spartacus.jpg SPARTACUS, saison 1  -  2  

Sur la forme, c'est très laid. Une tentative d'utilisation de l'identité visuelle de 300, mais en en gardant que le mauvais goût et en oubliant tout le génie. Et sur le fond, c'est pire : les scénaristes tentent de combler la vacuité de leur chose par des scènes de sexe voyeuristes et graveleuses, à la hauteur des dialogues creux et d'une vulgarité déconcertante, où chaque phrase est ponctuée d'un "par la bite de Jupiter". Amis de la poésie, bonjour. Du coup on se croirait devant un mauvais téléfilm érotique, où il ne se passe pas grand chose (que c'est long !). Heureusement tout n'est pas à jeter, à commencer par l'impeccable prestation de feu Andy Whitfield. Mais la saison 2, ce sera sans nous (et sans lui :( ).

 

Le Blu-ray : Image 4.5/5  - Son  2.5/5

Carte500.jpgDe retour d'un (long) voyage, les tests reprennent... Mais pas comme avant. De moins en moins de temps pour ce blog, et de motivation pour la partie technique, on se concentre désormais sur la partie artistique, plus subjective et personnelle.


Ce ne seront plus des tests, mais de courts avis mensuels sur plusieurs titres. La critique est sur l'oeuvre, mais la partie technique se voit quand même notée (de 1 à 5, suivant le même barème que d'habitude). Dans la première chronique, juste au-dessus, Tintin, Hugo Cabret, Contagion et Spartacus.


N'oubliez pas non plus la catégorie "Tops et Classements", mise à jour en continu.


Bonne lecture, et merci encore pour vos nombreux mails d'encouragement et de soutien.

Captain.jpg Film -  7

Si Thor vous a apporté plaisir et satisfaction, il est fort probable que Captain America vous comble tout autant. Chris Evans partage plus que son prénom avec Chris Hemsworth : de la classe, du charisme, et la gueule de l'emploi. Dans la galerie des personnages réussis, le Crâne Rouge incarné par Hugo Weaving est lui aussi impressionnant, et va parfaitement avec son arsenal nazi-rétro-futuriste, dont le design comble les pupilles. Scénario cohérent, réalisation efficace, effets visuels au top, aucun temps mort et un peu d'humour : la recette d'une bonne adaptation Marvel est encore une fois bien cuisinée. Vivement The Avengers, qui a une lourde responsabilité après ces différents succès.

Avec, en 2012, Man of Steel, Dark Knight Rises et The Amazing Spiderman, impossible d'ignorer que nous sommes vraiment dans un âge d'or des super-héros sur grand écran, et c'est tant mieux.

 
Image -  9  

• Paramount réussit sans encombre ce transfert. C'est légion pour un film récent, me direz-vous, mais ça fait toujours plaisir.

• La jolie photographie, aux belles nuances, lumineuse et colorée, s'accompagne d'un piqué impeccable et de contrastes solides.

 

Son -  7

• Le DD 5.1 de la VF est déjà satisfaisant, ça crache, comme diraient les Inconnus, mais avec la VO et sa piste DTS HD Master-audio, ça crache encore plus.

• Mention spéciale au score de Silvestri, qui, sans être une composition riche et impressionnante, sied parfaitement à l'ambiance du film avec ses caisses claires et son thème principal patriotique.

Super-8.jpg Film - 8  

Comme dans un Spielberg, le spectaculaire est au service de l'émotion, et le fantastique n'est qu'un prétexte au véritable fond du film : la cellule familiale. Comme dans un Spielberg, l'histoire est imprégnée de valeurs morales salutaires comme la responsabilité, le goût de la liberté, l'amitié, le dépassement de soi, l'amour triomphant, et tout ça distillé sans (trop de) naïveté, même si le scénario n'échappe pas à quelques facilités et clichés. Comme dans un Spielberg, la caméra virevolte, le soin apporté au moindre détail ou au contenu de chaque cadre est fantastique, la direction d'acteurs (et d'enfants) et le casting sont parfaits. Comme dans un Spielberg, la narration est fluide, le dosage humour/suspens/sentiments est impeccable, et Giacchino accentue même pour l'occasion sa filiation à Williams.

Au-delà du simple hommage spielberguien (Rencontre du 3ème type, La Guerre des Mondes, E.T, Les Goonies), Abrams fait aussi rév(f)érence aux Universal Monsters ou au cinéma de Romero d'une très belle manière.

Finalement, le seul défaut du film est aussi sa principale qualité : c'est comme chez Spielberg - il y a peu de "nouveautés", et la réelle personnalité artistique d'Abrams n'est là qu'en filigrane, et au travers de ses "lens flares" bleus. C'est un film-synthèse très réussi, mais qui ne surpasse aucun de ses modèles ni ne renouvelle assez les codes du genre pour prétendre au rang de "nouveau chef-d'oeuvre" original.

 

Image -  9  

• Aucun défaut "éditorial" particulier. 

• Niveau des noirs parfaits (c'était pas gagné, le film est sombre !), label top démo pour les plans tournés en RED ou en 35mm (majoritaires). Légère baisse de définition et grain un peu plus prononcé pour les passages en 16mm (ce qui est normal).

• Une très jolie photographie, mise à l'honneur par cet excellent transfert.

 

Son -  7

• Un très bon mixage, et pour l'encodage, c'est comme d'hab avec paramount : il y a une piste syldave sous-titrée en araméen, mais pas de VF autre qu'en DD 5.1...

• La V.O. en Dolby TrueHD 7.1 est une référence du genre !

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