12 ans après son précédent titanesque chef-d'oeuvre, James Cameron revient avec une promesse : celle de révolutionner le cinéma et de l'entraîner sur un nouveau terrain, celui de l'art absolu, de l'immersion complète, dans la quête d'une oeuvre ultime. Un peu présomptueux, le pari est pourtant gagné. Car cet Avatar est non seulement le fleuron technologique du 7ème art, mais aussi -et surtout- une fable universelle, généreuse, sublime et majestueuse.
Une oeuvre complète
La trame scénaristique principale, basique et sans surprise -qui n'est pas sans rappeler Danse avec les Loups ou Le Nouveau Monde- n'est que le prétexte pour explorer des thématiques plus élaborées : écolo et anti-colonialiste, il ne cède cependant jamais aux facilités habituelles, naïves et parfois démagogues de ces thèmes. Avec la poésie et l'utopisme d'un Miyazaki, c'est avec force et intelligence qu'il les aborde. Avec ses nombreux niveaux de lecture, Avatar devient un film civilisationnel et une exploration historique avec une fantastique mise en abyme. Ces éléments narratifs suffisent à en faire un conte suprême, un nouveau pilier de la science-fiction.
Réussite artistique, supériorité visuelle
Le chara design qui nous avait un peu rebutés dans les bandes-annonces est au final totalement convaincant. Bien sûr, les artistes du studio Stan Winston et les sublimes effets visuels (réalisés entre autres par Weta et ILM), sont en première ligne de ce phénoménal succès. La partition émouvante et puissante de James Horner parachève la réussite de l'oeuvre, malgré les regrettables auto-plagiats du compositeur, toutefois plus discrets qu'à son habitude. Le casting, mené par un Sam Worthington épatant -et décidemment à suivre-, est impeccable de bout en bout. Zoe Saldana est pleine de grâce, Sigourney Weaver réussit son come back et les seconds rôles ne sont pas en reste, notamment Michelle Rodriguez qu'on regrettera même de ne pas voir assez, dans ce film qui n'a pour seul gros défaut que d'être trop court malgré ses 2h40 au compteur.
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Chaque année se voit conconsacré un compositeur qui bûche dur et enchaîne les B.O. On pense en 2005 à John Williams (Star Wars III, Munich, Geisha, Guerre des Mondes), à John Powell
en 2008 (Horton, Hancock, Jumper...). Cette année, Michael Giacchino tient la une. Voici pourquoi.
Les Jeux
Wii, notre Top 5 :
2. Super Smash Bros. Brawl
4. Wii Fit / Wii Fit Plus
Note Artistique:












