"SD" (Standard Définition): 576p (p pour pixels par ligne), soit une résolution de 720x576 en 16/9ème. Celà correspond à la résolution native d'un DVD non
upscalé. C'est immonde sur des diagonales moyennes à grandes: mettez votre écran d'ordinateur à ce type de résolution (640x480 par exemple), et vous comprendrez.
"HD Ready" : généralement 720p, soit une résolution de 1280x720. Intermédiaire, ce
label (mis en place avant l'arrivée des supports définitifs), permet de profiter un minimum de la HD, mais présente un inconvénient de taille: l'obligation par le matériel de downscaler la source
HD (1920x1080) dans une résolution moindre. Ce manque de définition est d'autant plus flagrant avec des grandes diagonales. Un bon compromis néanmoins.
"Full HD" : 1080p soit 1920x1080, permet de profiter de la HD dans des conditions supérieures à une projection cinéma, et
équivaut quasiment à une projection numérique. Avec la multiplication des labels incompréhensibles pour le grand public, le Full HD est désormais souvent signalé par un "HD Ready 1080". Cette
résolution est la résolution native d'un blu-ray.
"Ultra HD" : On parle de 2K (2048p) ou 4K (4096p). Actuellement en étude pour des applications home-cinéma,
ces résolutions ne devraient pas débarquer avant 2020-2025. Aucune menace cependant pour la HD actuelle, car la différence entre Full et Ultra HD est invisible à l'oeil humain sur des diagonales
inférieures à 3 à 5 mètres (et encore). Notons que de nombreuses restaurations faites de nos jours (James Bond, Blade Runner, Disney...) sont réalisées par les éditeurs en 2K et 4K.
"Upscaling" ("mise à l'échelle", francisé avec le verbe "upscaler"
sans rapport avec l'anglais "upscaler" qui désigne le matériel): permet pour un DVD de passer de sa résolution de 576p à 1080p. 95% des lecteurs actuels proposent cette fonction. Le
"Downscaling" , contraire de l'upscale, est le procédé qui convertit vers le bas une source: exemple de l'HD Ready qui transforme une source HD (1080p) en 720p.
1080p / 1080i : Le "p" ne veut pas dire ici "pixel" mais "progressive", tandis que le i signifie "interlaced" (entrelacé). C'est le
décodage du signal, qui comble les lignes manquantes de manière progressive (p) ou en mélangeant les bandes (i). En bref, le progressif est largement préférable car naturel et invisible, tandis
que l'entrelacé laisse apparaître des lignes.
24p : Le 24p (p pour "picture") est un des arguments de poids du Blu-ray: la restitution du rythme "cinéma" originel d'un film,
soit 24 images par seconde à la place des 25 images d'un DVD. Ainsi, un film dure plus longtemps (entre 5 et 10 minutes de plus), et le son, ralenti, baisse de tonalité: les voix paraissent plus
graves. On retrouve donc les conditions de tournage, de doublage et de projection voulues à la base.
Les formats sont présentés du moins bon au meilleur.
Kbps = Kilo-Bits par seconde / Mbps = Mega-Bits par seconde.
LES FORMATS VIDEO
Mpeg-2 : Vieux codec qui a fait
son temps, utilisé pour le DVD et les premiers Blu-ray. Flous de mouvements, pixellisation et fourmillements sont les défauts courants de ce codec. Le haut débit dont il bénéficie en HD (20 à 30
Mbps contre 5 Mbps sur du DVD), lui permet tout de même de se montrer souvent à la hauteur du support.
VC-1 (Video Codec 1) : Utilisé par Warner et sur quelques Disney et Paramount, il a pour petit défaut de ne pas présenter toujours une fluidité parfaite. Pour cette
raison, tout le monde se tourne petit à petit vers le MPEG-4. Il reste cependant un excellent format de compression HD.
MPEG-4 (appelé aussi H.264 ou AVC) : Plébiscité par tous et désormais parfaitement maîtrisé, il demeure le codec de référence pour la haute
définition.
LES FORMATS AUDIO
Dolby Digital à 384
Kbps et 448 Kbps : Format et débits courants sur du
DVD.
Dolby Digital 640 Kbps / DTS 768 Kbps
: Proposés sur les plus prestigieux DVD, ces débits sont le minimum du Blu-ray. Le rendu reste excellent, même si on reste loin des formats HD. Un encodage sur
ces formats à 1,5 Mbps est appelé aussi "plein débit", comparé au 640/768 Kbps, nommé "mi-débit".
Dolby Digital
Plus / DTS-HD High Resolution
Audio sont les évolutions du Dolby digital et DTS, et proposent un nombre plus important de canaux par défaut (jusqu'à 8), et un encodage entre 640
Kbps et 2 Mbps (généralement 1,5 Mbps pour le DTS-HD-HRA).
Dolby True HD / DTS-HD Master Audio : Formats compressés sans perte
("lossless"), ils sont les références actuelles des formats HD avec le PCM.
PCM (Pulse Code Modulation): Format non-compressé, propose un rendu équivalent aux encodages DTS-HDMA et DD-THD.
Grain : Presque toujours volontaire (inhérent à l'utilisation d'une pellicule
argentique, dans ce cas appelé "grain cinéma"), il est souvent accentué en HD, car le piqué est plus important comparé au cinéma où l'image est lissée. Il
peut aussi résulter d'une remasterisation ou d'une compression plus ou moins ratée. Notons enfin qu'une image trop granuleuse réduira cruellement sa profondeur et la netteté des contours
(cf. '300' par exemple).
Copie / Master : Bobines du film (ou copie numérique si tourné en HD ou animation 3D)
utilisées pour la création d'un Blu-ray ou d'un DVD. Avant de subir les processus d'authoring et de mastering, cette copie est numérisée (scannée) en HD. Une copie de qualité est bien restaurée,
et ne présente donc pas de poussières (tâches blanches ou noires), de traits (qui traversent l'image) ou de griffures.
Fourmillements : Presque toujours involontaires (donc indésirables), les fourmillements sont des pixels qui clignotent ou changent de teinte. Beaucoup plus fins que le grain, on les remarque
souvent dans les arrières plans. Ils peuvent être aussi (rarement) couplés avec ce dernier pour des raisons artistiques en postprod. On parlera alors de "grain fourmilleux".
Bruit Vidéo : Principalement présent dans les plans sombres, ce défaut consiste en des tâches ou
traits bleus, verts et rouges. Défaut courant des films amateurs (DV) et VHS.
Pixellisation : Ce défaut, presque inexistant sur un blu-ray,
relève plutôt du DVD: Des groupes de pixels sont visibles, et certains contours présentent des "nuages de pixels" doublés de fourmillements. Défaut de compression très désagréable, dont on est
bien content de s'être débarrassé. On emploie aussi le terme d'"artefacts de compression".
Piqué / Définition : Un beau "piqué" signifie que la définition de l'image est importante. C'est une caractéristique primordiale pour
un beau blu-ray et une image HD, contrairement à une image cinéma, plus "lisse". Le piqué doublé de
précision permet la profondeur de champs et l'effet 3D magique propre au support.
Précision des contours / Netteté : Une image qui présente un beau piqué ne sera pas forcément très nette ou précise, si elle présente un grain important par exemple. Précision et netteté désignent
principalement les contours et les détails offerts par l'image.
Profondeur : La profondeur de
champs révèle la capacité de l'image à faire ressortir aussi bien les arrières plans que les premiers plans avec une multitude de détails et une précision sans faille. En HD, on
parle aussi de la profondeur pour l'effet 3D surprenant qui se dégage: les premiers plans "sortent" de l'image tandis que les arrières plans paraissent bien plus loin que
l'écran.
Comment est fabriqué un blu-ray ?
On vous propose cet excellent article: Fabrication d'un Blu-ray
Depuis
quelques années, la 3D s'impose. D'abord dans les parcs d'attractions (Universal et Disney en tête), puis soutenue par les plus grands cinéastes, de John Lasseter à Steven Spielberg ou James
Cameron, elle devrait rapidement s'immiscer dans nos chaumières.
Retour sur une (r)évolution.
Le principe de la 3D est d'entrelacer deux images visibles par des lunettes spéciales.
Ce procédé ne dénature pas les couleurs, et est fidèle à la haute-définition.
Deux modes de fonctionnement existent :
- Des lunettes passives, dont les verres polarisants vont faire en sorte que l’œil gauche et droit ne perçoivent que les images qui leurs sont
destinées, grâce à des des micro-strilles horizontales ou verticales. Comme elles n’intègrent pas d'électronique, elles sont très simples et peu onéreuses (parfois simplement en
carton).
- Des lunettes actives, qui utilisent de minuscules volets LCD qui
sont réorientés très rapidement pour obtenir la même sensation de relief. Ce qui implique la présence d’électronique mais aussi d’une batterie sur les lunettes, ainsi que d’une communication
entre les lunettes et le diffuseur pour la synchronisation. L’intérêt étant que cette implantation permet d’obtenir une meilleure résolution ainsi qu’un angle de vision plus large.
(Source)