Définitions et Guides

Pour rappel -

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Tournage numérique -

Le HDCAM, format vidéo numérique développé par Sony en 1997 (1440 x 1080), utilisé pour la première fois sur L’Attaque des Clones, a précédé le HDCAM SR (1920 x 1080), aujourd’hui régulièrement exploité.

Les formats et caméras 4K se sont aussi imposés, dont la RED ONE (format Redcode RAW) est certainement la plus célèbre. Les nouvelles caméras RED prévues cette année, Scarlet (3K) et Epic (5K), seront configurables en 3D. L’Epic a d’ailleurs été choisie par Peter Jackson pour le tournage de The Hobbit, filmé ainsi en 3D/5K !

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Tournage argentique -

La résolution d’une pellicule 35mm correspond environ à du 5K à la captation (voire 6K selon les observations). L'interpositif ressort à approximativement 4K. Le 16mm équivaut à une résolution de l'ordre de 2K.


Projection argentique au cinéma -

Au bout du procédé de production, la copie série utilisée en salle correspond à une résolution d'environ 2K. Une perte supplémentaire est constatée lors du passage de la pellicule dans le mécanisme et dans l’optique du projecteur, ce qui la fait chuter selon certaines études à moins de 700 lignes. Soit une définition inférieure à celle… du HD Ready 720p !

 

Projection numérique au cinéma -

La projection numérique se fait quant à elle avec des projecteurs 2K ou 4K, SXRD (Sony) 4K ou DLP (Texas Instrument) 2K (et 4K en 2011). Dans le cas d’une source non numérique, la pellicule est scannée et travaillée en 2K ou 4K. L'IMAX numérique présente une résolution 2K, puis progressivement 4K à partir de 2011.

 

Et le blu-ray dans tout ça ?

La HD 1080 lignes qu’arbore fièrement le blu-ray s’approche du 2K, et ainsi - sur ce critère de résolution du moins - de la majorité des salles numériques. Le Blu-ray surclasse en revanche la projection cinéma argentique, même si ça ne veut pas dire que la bonne vieille péloche est obsolète, loin de là : comme dit plus haut, la résolution d’une pellicule prise à la source (et généralement scannée en 2K/4K) vaut encore largement son pesant de cacahuètes. Et c’est ainsi que des œuvres âgées de plusieurs décennies peuvent concurrencer les tournages numériques les plus récents, et que la pellicule est toujours aussi souvent choisie par les réalisateurs et leur chef op'.

En conclusion, vive le blu-ray, vive le numérique et vive l'argentique (oui, tout ça).

 

Informations supplémentaires et documentation : RED, Arri, CST, Manice, Projectionniste.net

Une des questions qui revient le plus souvent lors de l'acquisition
d'un home-cinéma concerne la qualité d'un câble HDMI.
Comment expliquer la variation décuplée des prix de câbles
à priori identiques ?

Pour se faire une idée, voici les articles de référence de
Les Numériques: Partie 1  Partie 2

Pour l'anecdote, nous avons nous-mêmes testé sur la liaison ampli-videoprojecteur
(image uniquement donc) de notre installation trois câbles de marques différentes d'une longueur de 10 mètres.
Ils présentent sur le papier des caractéristiques strictement identiques : Certification 1.3, Blindage, cuivre OFC, connecteurs plaqués or...

HQ - 19 €
Connect - 79 €
Real Cable - 190 €

Le résultat est sans équivoque: Impossible de déceler la moindre différence de qualité.
Il vaut largement mieux mettre son argent dans l'achat de blu-ray(s) que dans la poche de certains industriels à la limite de l'arnaque...

Et comme le dit Florent Alzieu, le rédacteur des tests des Numériques: 
"La morale du jour reste la même : achetez le moins cher."

Les formats sont présentés du moins bon au meilleur.
Kbps = Kilo-Bits par seconde / Mbps = Mega-Bits par seconde.
 

 

Les Formats Vidéo

Mpeg-2
: Vieux codec qui a fait son temps, utilisé pour le DVD et les premiers Blu-ray. Flous de mouvements, pixellisation et fourmillements sont les défauts courants de ce codec obsolète, qui ne parvient pas à se hisser au niveau de ses 2 autres camarades malgré l'important débit dont il bénéficie en HD: 20 à 30 Mbps contre 5 Mbps sur du DVD, (dû principalement au changement de résolution).


VC-1
(Video Codec 1)
: Utilisé par Warner et sur quelques Disney et Paramount, il a pour petit défaut de ne pas présenter toujours une fluidité parfaite. Pour cette raison, tout le monde se tourne petit à petit vers le MPEG-4. Il reste cependant un excellent format de compression HD.

MPEG-4
(appelé aussi H.264 ou AVC) : Plébiscité par tous et désormais parfaitement maîtrisé, il s'est imposé en codec de référence pour la haute définition.


 
Les Formats Audio

Dolby Digital
à 384 Kbps et 448 Kbps : Format et débits courants sur du DVD.

Dolby Digital
640 Kbps
/ DTS 768 Kbps : Proposés sur les plus prestigieux DVD, ces débits sont le minimum du Blu-ray. Le rendu reste excellent, même si on reste loin des formats HD. Un encodage sur ces formats à 1,5 Mbps est appelé aussi "plein débit", comparé au 640/768 Kbps, nommé "mi-débit".

Dolby Digital Plus
/ DTS-HD High Resolution Audio sont les évolutions du Dolby digital et DTS, et proposent un nombre plus important de canaux par défaut (jusqu'à 8), et un encodage entre 640 Kbps et 2 Mbps (généralement 1,5 Mbps pour le DTS-HD-HRA).

Dolby True HD
/ DTS-HD Master Audio
: Formats compressés sans perte ("lossless"), ils sont les références actuelles des formats HD avec le PCM.

PCM
(Pulse Code Modulation): Format non-compressé, propose un rendu équivalent aux encodages DTS-HDMA et DD-THD.

Grain / Fourmillements : Le plus souvent volontaire (inhérent à l'utilisation d'une pellicule argentique, dans ce cas appelé "grain cinéma"), le grain est souvent accentué en HD, car le piqué est plus important comparé au cinéma argentique où l'image est lissée. Il peut aussi résulter d'une remasterisation ou d'une compression plus ou moins ratée (plus rare). Notons enfin qu'une image trop granuleuse réduira sa profondeur et la netteté des contours ("300" par exemple). Les fourmillements, le plus souvent involontaires (donc indésirables), sont des pixels qui clignotent ou changent de teinte. Il sont parfois intégrés au grain lui même, souvent en post-production, ce qui donne tout le charme de la photographie d'un film (courant chez Spielberg/Kaminski).


Copie / Master : Bobines du film (ou copie numérique si tourné en HD ou animation 3D) utilisées pour la création d'un Blu-ray ou d'un DVD. Avant de subir les processus d'authoring et de mastering, cette copie est numérisée (scannée) en HD : c'est un télécinéma. Une copie issue de l'argentique de qualité ne présente pas de poussières (tâches blanches ou noires), de traits (qui traversent l'image) ou de griffures. 

Bruit Vidéo : Principalement présent dans les plans sombres, ce défaut consiste en des tâches ou traits bleus, verts et rouges. Défaut courant des films amateurs (DV) et VHS.

Pixellisation : Ce défaut, presque inexistant en blu-ray, relève plutôt du DVD: Des groupes de pixels sont visibles, et certains contours présentent des "nuages de pixels" doublés de fourmillements. Défaut de compression très désagréable, dont on est bien content de s'être débarrassé. On emploie aussi le terme d'"artefacts de compression".

Piqué / Définition
: Un beau "piqué" signifie que la définition de l'image est importante. C'est une caractéristique primordiale pour un beau blu-ray et une "image HD". Le piqué doublé de précision permet la profondeur de champs et l'effet 3D magique propre au support.

Précision des contours / Netteté
: Une image qui présente un beau piqué ne sera pas forcément très nette ou précise, si elle présente un grain important par exemple. Précision et netteté désignent principalement les contours et les détails offerts par l'image.

Profondeur
: La profondeur de champs révèle la capacité de l'image à faire ressortir aussi bien les arrières plans que les premiers plans avec une multitude de détails et une précision sans faille. En HD, on parle aussi de la profondeur pour l'effet 3D surprenant qui se dégage: les premiers plans "sortent" de l'image tandis que les arrières plans paraissent bien plus loin que l'écran.

Comment est fabriqué un blu-ray ?
On vous propose cet excellent article:   Fabrication d'un Blu-ray

 

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Thomson, après des années de déboires sort enfin la tête de l'eau. Scindée en 2 sociétés en 2000, l'une devenue principalement militaire (Thalès) et l'autre grand public (Thomson SA), Thomson était au bord de l'implosion finale en 2008/2009. Mais sa restructuration réussie cette année, et son nom changé en Technicolor, la holding semble avoir trouvé sa voie : la production audio-visuelle. Effets spéciaux avec sa filiale MPC (Harry Potter, Watchmen, Prince of Persia...), Animation (sous-traitance de Dreamworks, publicités...), post-production (Universal, Disney), 3D (avec un procédé 3D 35mm), et donc ce qui nous intéresse : le Blu-ray. Encodage, mastering, duplication et même distribution, que ce soit pour Warner ou Paramount... Technicolor devient ainsi le leader dans son vaste domaine, et un géant français dont on ne parle que trop peu souvent. On peut se réjouir en tous cas de la qualité du travail accompli, dont Shutter Island, Il faut sauver le Soldat Ryan, Lovely Bones ou In the Air sont de parfaits exemples.

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