Définitions et Guides

Une des questions qui revient le plus souvent lors de l'acquisition
d'un home-cinéma concerne la qualité d'un câble HDMI.
Comment expliquer la variation décuplée des prix de câbles
à priori identiques ?

Pour se faire une idée, voici les articles de référence de
Les Numériques: Partie 1  Partie 2

Pour l'anecdote, nous avons nous-mêmes testé sur la liaison
ampli-vidéoprojecteur (image uniquement donc) de notre installation trois câbles de marques différentes d'une
longueur de 10 mètres.
Ils présentent sur le papier des caractéristiques strictement identiques : Certification 1.3, Blindage, cuivre OFC,
connecteurs plaqués or...

HQ - 19 €
Connect - 79 €
Real Cable - 190 €

Le résultat est sans équivoque: Impossible de déceler la moindre différence de qualité.
Il vaut largement mieux mettre son argent dans l'achat de blu-ray(s) que dans la poche de certains industriels à la limite de l'arnaque...

Et comme le dit Florent Alzieu, le rédacteur des tests des Numériques: 
"La morale du jour reste la même : achetez le moins cher."

"SD" (Standard Définition): 576p (p pour pixels par ligne), soit une résolution de 720x576 en 16/9ème. Celà correspond à la résolution native d'un DVD non upscalé. C'est immonde sur des diagonales moyennes à grandes: mettez votre écran d'ordinateur à ce type de résolution (640x480 par exemple), et vous comprendrez.

"HD Ready" : généralement 720p, soit une résolution de 1280x720. Intermédiaire, ce label (mis en place avant l'arrivée des supports définitifs), permet de profiter un minimum de la HD, mais présente un inconvénient de taille: l'obligation par le matériel de downscaler la source HD (1920x1080) dans une résolution moindre. Ce manque de définition est d'autant plus flagrant avec des grandes diagonales. Un bon compromis néanmoins.

"Full HD" : 1080p soit 1920x1080, permet de profiter de la HD dans des conditions supérieures à une projection cinéma, et équivaut quasiment à une projection numérique. Avec la multiplication des labels incompréhensibles pour le grand public, le Full HD est désormais souvent signalé par un "HD Ready 1080". Cette résolution est la résolution native d'un blu-ray.

"Ultra HD" : On parle de 2K (2048p) ou 4K (4096p). Actuellement en étude pour des applications home-cinéma, ces résolutions ne devraient pas débarquer avant 2020-2025. Aucune menace cependant pour la HD actuelle, car la différence entre Full et Ultra HD est invisible à l'oeil humain sur des diagonales inférieures à 3 à 5 mètres (et encore). Notons que de nombreuses restaurations faites de nos jours (James Bond, Blade Runner, Disney...) sont réalisées par les éditeurs en 2K et 4K.

"Upscaling" ("mise à l'échelle", francisé avec le verbe "upscaler" sans rapport avec l'anglais "upscaler" qui désigne le matériel): permet pour un DVD de passer de sa résolution de 576p à 1080p. 95% des lecteurs actuels proposent cette fonction. Le "Downscaling" , contraire de l'upscale, est le procédé qui convertit vers le bas une source: exemple de l'HD Ready qui transforme une source HD (1080p) en 720p.

1080p / 1080i : Le "p" ne veut pas dire ici "pixel" mais "progressive", tandis que le i signifie "interlaced" (entrelacé). C'est le décodage du signal, qui comble les lignes manquantes de manière progressive (p) ou en mélangeant les bandes (i). En bref, le progressif est largement préférable car naturel et invisible, tandis que l'entrelacé laisse apparaître des lignes.

24p : Le 24p (p pour "picture") est un des arguments de poids du Blu-ray: la restitution du rythme "cinéma" originel d'un film, soit 24 images par seconde à la place des 25 images d'un DVD. Ainsi, un film dure plus longtemps (entre 5 et 10 minutes de plus), et le son, ralenti, baisse de tonalité: les voix paraissent plus graves. On retrouve donc les conditions de tournage, de doublage et de projection voulues à la base.

Les formats sont présentés du moins bon au meilleur.
Kbps = Kilo-Bits par seconde / Mbps = Mega-Bits par seconde.


LES FORMATS VIDEO

Mpeg-2
: Vieux codec qui a fait son temps, utilisé pour le DVD et les premiers Blu-ray. Flous de mouvements, pixellisation et fourmillements sont les défauts courants de ce codec. Le haut débit dont il bénéficie en HD (20 à 30 Mbps contre 5 Mbps sur du DVD), lui permet tout de même de se montrer souvent à la hauteur du support.

VC-1
(Video Codec 1)
: Utilisé par Warner et sur quelques Disney et Paramount, il a pour petit défaut de ne pas présenter toujours une fluidité parfaite. Pour cette raison, tout le monde se tourne petit à petit vers le MPEG-4. Il reste cependant un excellent format de compression HD.

MPEG-4
(appelé aussi H.264 ou AVC) : Plébiscité par tous et désormais parfaitement maîtrisé, il demeure le codec de référence pour la haute définition.


LES FORMATS AUDIO

Dolby Digital
à 384 Kbps et 448 Kbps : Format et débits courants sur du DVD.

Dolby Digital
640 Kbps
/ DTS 768 Kbps : Proposés sur les plus prestigieux DVD, ces débits sont le minimum du Blu-ray. Le rendu reste excellent, même si on reste loin des formats HD. Un encodage sur ces formats à 1,5 Mbps est appelé aussi "plein débit", comparé au 640/768 Kbps, nommé "mi-débit".

Dolby Digital Plus
/ DTS-HD High Resolution Audio sont les évolutions du Dolby digital et DTS, et proposent un nombre plus important de canaux par défaut (jusqu'à 8), et un encodage entre 640 Kbps et 2 Mbps (généralement 1,5 Mbps pour le DTS-HD-HRA).

Dolby True HD
/ DTS-HD Master Audio
: Formats compressés sans perte ("lossless"), ils sont les références actuelles des formats HD avec le PCM.

PCM
(Pulse Code Modulation): Format non-compressé, propose un rendu équivalent aux encodages DTS-HDMA et DD-THD.

Grain : Presque toujours volontaire (inhérent à l'utilisation d'une pellicule argentique, dans ce cas appelé "grain cinéma"), il est souvent accentué en HD, car le piqué est plus important comparé au cinéma où l'image est lissée. Il peut aussi résulter d'une remasterisation ou d'une compression plus ou moins ratée. Notons enfin qu'une image trop granuleuse réduira cruellement sa profondeur et la netteté des contours (cf. '300' par exemple).

Copie / Master
: Bobines du film (ou copie numérique si tourné en HD ou animation 3D) utilisées pour la création d'un Blu-ray ou d'un DVD. Avant de subir les processus d'authoring et de mastering, cette copie est numérisée (scannée) en HD. Une copie de qualité est bien restaurée, et ne présente donc pas de poussières (tâches blanches ou noires), de traits (qui traversent l'image) ou de griffures.

Fourmillements
: Presque toujours involontaires (donc indésirables), les fourmillements sont des pixels qui clignotent ou changent de teinte. Beaucoup plus fins que le grain, on les remarque souvent dans les arrières plans. Ils peuvent être aussi (rarement) couplés avec ce dernier pour des raisons artistiques en postprod. On parlera alors de "grain fourmilleux".

Bruit Vidéo : Principalement présent dans les plans sombres, ce défaut consiste en des tâches ou traits bleus, verts et rouges. Défaut courant des films amateurs (DV) et VHS.

Pixellisation : Ce défaut, presque inexistant sur un blu-ray, relève plutôt du DVD: Des groupes de pixels sont visibles, et certains contours présentent des "nuages de pixels" doublés de fourmillements. Défaut de compression très désagréable, dont on est bien content de s'être débarrassé. On emploie aussi le terme d'"artefacts de compression".

Piqué / Définition
: Un beau "piqué" signifie que la définition de l'image est importante. C'est une caractéristique primordiale pour un beau blu-ray et une image HD, contrairement à une image cinéma, plus "lisse". Le piqué doublé de précision permet la profondeur de champs et l'effet 3D magique propre au support.

Précision des contours / Netteté
: Une image qui présente un beau piqué ne sera pas forcément très nette ou précise, si elle présente un grain important par exemple. Précision et netteté désignent principalement les contours et les détails offerts par l'image.

Profondeur
: La profondeur de champs révèle la capacité de l'image à faire ressortir aussi bien les arrières plans que les premiers plans avec une multitude de détails et une précision sans faille. En HD, on parle aussi de la profondeur pour l'effet 3D surprenant qui se dégage: les premiers plans "sortent" de l'image tandis que les arrières plans paraissent bien plus loin que l'écran.

Comment est fabriqué un blu-ray ?
On vous propose cet excellent article:   Fabrication d'un Blu-ray

Depuis quelques années, la 3D s'impose. D'abord dans les parcs d'attractions (Universal et Disney en tête), puis soutenue par les plus grands cinéastes, de John Lasseter à Steven Spielberg ou James Cameron, elle devrait rapidement s'immiscer dans nos chaumières.
Retour sur une (r)évolution.


Le principe de la 3D est d'entrelacer deux images visibles par des lunettes spéciales. Ce procédé ne dénature pas les couleurs, et est fidèle à la haute-définition.
Deux modes de fonctionnement existent :

- Des lunettes passives, dont les verres polarisants vont faire en sorte que l’œil gauche et droit ne perçoivent que les images qui leurs sont destinées, grâce à des des micro-strilles horizontales ou verticales. Comme elles n’intègrent pas d'électronique, elles sont très simples et peu onéreuses (parfois simplement en carton).

- Des lunettes actives, qui utilisent de minuscules volets LCD qui sont réorientés très rapidement pour obtenir la même sensation de relief. Ce qui implique la présence d’électronique mais aussi d’une batterie sur les lunettes, ainsi que d’une communication entre les lunettes et le diffuseur pour la synchronisation. L’intérêt étant que cette implantation permet d’obtenir une meilleure résolution ainsi qu’un angle de vision plus large. 

(
Source)

Il semble bien que le buzz autour d'Avatar, le succès des projections 3D un peu partout dans le monde (dernièrement avec "L'Age de Glace 3" et "Là-Haut", que nous vous recommandons chaudement), et la réussite de l'implantation du format Blu-Ray, fassent rapidement avancer les choses dans le domaine de la 3D.

Pour le détail, on vous renvoie vers l'article de HD Numérique:
ici

Pour résumer (même si on avait déjà un bon nombre de ces données):

- Norme HDMI 1.4 (qui supporte la 3D) disponible,
- Nouveau standard "Blu-ray 3D" en cours de finalisation de la part de la Blu-ray Disc Association,
- Présentation par Panasonic de matériel Home-cinéma (lecteur blu-ray 3D et LCD),
- Mise en place d'une labellisation "3D Full HD",
- La volonté de Cameron de faire avancer les choses pour la sortie d'Avatar,
- Les projets de versions 3D de Star Wars, Titanic et du Seigneur des Anneaux,
- La sortie au cinéma en 2010 de la trilogie Toy Story en 3D (avec donc une nouvelle version "3D" des 2 premiers) ....

Bref, la liste est longue et une technologie qui paraissait inaccessible il y a peu, est presque à portée de main et débarquera peut-être dans l'année à venir.

Pour notre part, déjà équipés en 3D pour PC (avec le système de 
nVidia, vraiment réussi), et convaincus par la 3D au cinéma, nous sommes plus qu'impatients de relooker notre home-cinéma avec cette fantastique avancée...


Pour en savoir plus :
Le Cinéma Virtuel
Voici le barème de notation pous les avis techniques :

  Parfait. Référence absolue, vitrine de la Haute Définition.
  Excellent. Un modèle du genre, un grand spectacle assuré.
  Très Bon. De légers défauts l'empêchent de se hisser aux sommets.
  Satisfaisant. Un beau blu-ray dans l'ensemble.
  Un des meilleurs DVD du monde. Pas mal.... mais décevant.
  Bon DVD upscalé. L'éditeur ne s'est pas foulé sur ce coup là.
  Indigne de la haute définition.
  VHS.
  Frisbee. Peut aussi servir d'expérience avec un Micro-ondes.
 
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