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Caractéristiques
Edition Française - Disney
Encodage: MPEG-4 AVC
VF - DTS HD Master Audio 6.1 EX
VO - DTS HD High Resolution Audio 6.1 EX
Sous-titres: Français
Vidéo:
L'animation de Ponyo est dénuée de tout artifice ou effet 'photographique' superflu : ni flou, ni effet bloom, ni jeu poussé sur les différentes focales. Le bénéfice principal de ce traitement
minimaliste est le choc que l'on peut ressentir devant la finesse des traits en HD : l'impression d'être devant une projection 4K ou 8K est sidérante. La somptueuse animation de Miyazaki, entre
aquarelle et pastel, déploie ses couleurs chatoyantes et la beauté de ses décors. Vous aurez remarqué que nous parlons ici beaucoup de l'aspect artistique, le blu-ray étant absolument
parfait.
Audio:
Disney, qui reste à nos yeux l'éditeur le plus sérieux et le plus soigneux, ne se fout pas de la tête de ses clients. C'est donc un encodage DTS HD Master Audio 6.1 EX qu'il nous propose en VF,
et un équivalent à l'intitulé tout aussi long pour la VO. Le doublage constitue une excellente surprise en VF : les enfants (pour une fois) sont d'une justesse et d'un naturel incroyables. Le
mixage, sans être dans les plus dantesques de l'année, accompagne à merveille la pureté de l'animation : les surrounds sont sollicités à la perfection, aussi bien pour les voix que pour les
ambiances, les effets sont d'une précision exemplaire, et le sublime score de Joe Hisaishi sort idéalement de l'écran.
Film:
Après son envoûtant Château Ambulant et les deux précédentes clés de voûte de sa filmographie (le gigantesque Chihiro et l'in-con-tour-nable Mononoke), Miyazaki retrouve les tonalités de Totoro
avec cette fable destinée aux enfants... sans laisser de côté leurs parents. On ne peut être qu'émerveillé devant le réalisme des personnages, la qualité des dialogues, la construction de son
récit et ses nombreux niveaux de lecture. Aussi inspiré par le Ring des Nibelungen Wagnerien que par La Petite Sirène d'Andersen, il recompose avec les thèmes qui lui sont chers
(la nature, le shinto, les personnages féminins forts) pour aboutir à cette fable d'une poésie et d'une innocence phénoménales. Loin d'être un film mineur, ce Ponyo confirme une fois de plus le
statut de maître suprême du cinéma de Miya-san.