Non catégorisé

Jurassic.jpg Films -  09 Coeur 08 / 02  
• Le premier est un classique instantané, un pionnier technique, et une démonstration implacable de la maestria Spielbergienne. Du casting à la direction artistique, de l'écriture au montage, c'est... un film de rêve. 

• Le second perd en effet de surprise, mais conserve intacts l'intensité et le savoir-faire de son illustre prédécesseur. Dialogues bien construits, casting charismatique (Pete Postlethwaite, Julian Moore !) et récit équilibré : un grand film d'aventure.

• Le troisième est une belle daube. Scénario pénible, guimauve et même pas drôle, casting insipide où seul Sam Neill s'en tire bien (même Téa Leoni ici est à baffer !), et surtout des scènes d'action brouillonnes, mal filmées et mal rythmées.


Image - 07

• Les masters utilisés sont très propres, et l'encodage d'Universal est réussi. Les quelques bidouillages (DNR, EE, plus visibles dans le 2) sont regrettables, mais assez discrets pour ne pas mériter une volée de bois vert.

• La gestion des contrastes et les niveaux de noirs sont excellents, voire carrément bluffant dans la dernière partie du Monde Perdu qui se passe entièrement dans l'obscurité.

• Le point noir de cette édition : la définition. Très correcte sur le 3ème volet et sur la plupart des gros plans de la trilogie, elle est nettement en retrait sur les plans larges des 2 premiers : certaines images sont floues. Les causes principales semblent être le tournage lui-même et les incrustations CGI... Dommage.

Conclusion : Le gain de définition et la qualité de compression valent le rachat (le fossé avec le DVD est impressionnant en vidéoprojection !), mais ce n'est pas le sans faute qu'on aurait pu espérer. Le bilan reste satisfaisant. S'il fallait classer les 3 films par leur qualité d'image, ça donnerait 3>1>2.


Son - 07

• Sur les 3 films, les mixages VO et leur encodage en DTS-HD Master Audio 7.1 sont juste ENORMES. La VF en DTS mi-débit fait tout de même très bien son travail sans jamais égaler la générosité de ses homologues HD. Et par principe habituel, pour l'absence de piste HD sur la version francophone, la note se retrouve bridée à 4/5...
• Gestion des surrounds et des basses, richesse des effets d'ambiances et dynamisme lors des scènes d'action, excellent travail sur le sound design (dinos !), Jurassic Park a toujours été une saga démonstrative et le reste encore. Et merci à John Williams pour sa partition anthologique.

XMen.jpg Film - 08
Après Stardust et Kick-Ass, Matthew Vaughn continue d'enchaîner les (bonnes) surprises, grâce à son don pour équilibrer à merveille un récit (quel rythme, quelle énergie, quelle intelligence !) en lui joignant une mise en scène florissante. Le tout mené par le duo McAvoy/Fassbender, d'une rare intensité et prodigieusement charismatique. Excellent.


Image -  08

• Une texture cinéma très agréable (grain, photo, intégration des FX...), et un transfert parfaitement soigné de la part de Fox.
• Quelques plans avec une définition en deçà ou des contours pas très nets - une sorte d'effet "flou radial". Mais ces rares défauts ne sont que des failles (des choix ???) de tournage et ne remettent nullement en cause cette édition. 


Son - 07

• Mixage riche et puissant, généreux en effets de basses et surrounds, idéalement équilibré, ne mettant de côté ni les voix ni le score euphorisant d'Henry Jackman.
• Avantage sonore habituel pour la VO en DTS HD, mais la VF en DTS mi-débit ne démérite tout de même pas. Ça pulse quand il le faut, avec une précision modèle. Un chouette blu-ray pour un chouette film.

 

Episode1.jpg Episode I - La Menace Fantôme

 

Film - 06
Découvrir Star Wars enfant en commençant par l'Episode I est une très bonne chose, mais avoir attendu 15 ans depuis le Retour du Jedi, souvenirs enjolivés en tête, doit apporter une sacré frustration... Beaucoup sont devenus cinéphiles grâce à Star Wars, et ne peuvent que constater avec le recul à quel point George Lucas est un réalisateur médiocre et un piètre directeur d'acteurs. Heureusement que son génie visionnaire et son talent de monteur en ont fait un créateur de mondes hors pair. Heureusement aussi qu'il a toujours su s'entourer des meilleurs. La Menace Fantôme s'inscrit dans cette tradition : un casting fabuleux (Neeson / McGregor / Portman) mais sous-exploité, une partition dantesque de maître Williams, une direction artistique merveilleuse, de grosses lourdeurs narratives, et l'imaginaire Lucasien, pour le pire (Jar Jar Binks) comme pour le meilleur (Dark Maul).


Image -  5

Mais pourquoi tant de DNR ? Certainement pour homogénéiser la prélogie en faisant ressembler l'Episode I à un film (mal) tourné en numérique, alors qu'il est tourné en 35mm... Très mauvaise idée, cette image lissée perd en détail, et ne fait que renforcer l'aspect "jeu vidéo" et vieillir plus que de raison l'apparence de l'œuvre. Qu'on se rassure, de nombreuses scènes sont à peu près épargnées ou conservent une précision louable. Et bien sûr, le DVD reste à des années lumière derrière, même si évoquer une "déception" n'est pas trop fort. 


Son - 7

L'encodage des 6 films est identique : DTS HD Master Audio 6.1 pour la VO et DTS 5.1 mi-débit pour la VF. On constate toujours des différences de profondeur, de clarté et de précision entre les 2. Mais notre version francophone s'en sort déjà bien, même si dans tous les épisodes le canal central est un peu faible : obligé d'augmenter son volume pour entendre les voix sans se faire exploser les tympans à la moindre explosion... L'Episode I offre ainsi un spectacle sonore excellent, de la course de pods aux batailles spatiales, sans oublier le bruit des sabres laser. Vooouum.

 

 

Episode2.jpg Episode II - L'Attaque des Clones

 

Film - 7
L'Attaque des Clones corrige de nombreuses failles de la Menace Fantôme: plus riche, plus sombre et mature, moins lourd... A part quelques longueurs et des défauts inhérents au cinéma de Lucas (réalisation, dialogues), il y a peu de reproches concrets à formuler. Plus abouti tant sur le fond que sur la forme, le réalisateur, son équipe technique et son casting ont pris le rythme.


Image -  6

Premier long métrage tourné en numérique, et... ça se voit. Du format au matériel, tout n'était pas encore au point visiblement. Et ceci est accentué par un transfert parfois faillible et des choix contestables. Au menu, une image pas toujours d'une précision démonstrative (il y a même quelques plans flous), souvent bruitée, et avec des noirs bien trop bouchés dans la dernière partie (Géonosis). Comme pour l'Episode I, il s'agit de relativiser, et sans faire passer un blu-ray perfectible pour un joyau, d'affirmer haut et fort que la satisfaction domine quand même, grâce aux nombreuses scènes anthologiques parfaitement restituées. 


Son - 7

Même recette que pour l'Episode I, et mêmes conclusions : pas de HD en VF, mais une piste déjà honorable, bien aidée d'un mixage jubilatoire, précis et diablement spatialisé. 

 


Episode3.jpg Episode III - La Revanche des Sith

 

Film - 09 Coeur
La Revanche des Sith est sans conteste, avec l'Empire Contre-attaque, l'épisode le plus réussi de la saga. Et pour cause : summum technique -toujours aussi beau 6 ans après-, narration rythmée bénéficiant d'un traitement dramaturgique parfaitement maîtrisé... L'aboutissement est total et le pari de Lucas pour prouver l'utilité de la prélogie, sa cohérence, et sa continuité exemplaire avec la trilogie originale est gagné haut la main. Impressionnant.


Image - 09

Enfin, un sans faute, et sur un tel film, on ne va pas bouder notre plaisir ! Il s'agit bien d'un top démo, avec enfin (bis) des contrastes au poil, des couleurs sublimes et une précision fantastique (quelle profondeur !). Et cette fois, c'est sur toute la durée du film. Fabuleux. 


Son - 7

Cet Episode 3 est encore plus généreux en effets sonores que les deux premiers, mais le mixage est un poil moins étourdissant (les sabres laser, par exemple). Le volume des voix semble un peu rehaussé, mais pas encore assez pour éviter d'augmenter le canal central pour avoir un niveau d'écoute homogène. L'un dans l'autre, l'expérience audio reste sensationnelle. Bravo.

 


Episode4.jpg Episode IV - Un Nouvel Espoir

 

Film - 7
Narration simple et directe, histoire universelle, personnages charismatiques inoubliables, musique inaltérable de John Williams, direction artistique envoûtante : les ingrédients qui ont fait le succès planétaire de Star Wars il y a plus de 30 ans sont toujours là, intacts. Le rythme, les effets spéciaux et les dialogues lui rendent son âge, mais le plaisir de revisionnage est immuable.


Image -  6

Ce petit film de 1977 aura subi toutes les restaurations, améliorations et modifications possibles pour tenter de lui donner une apparence de jeune blockbuster, quitte à en garder des stigmates. Et ce sont ces multiples bidouillages, en plus évidemment des conditions de tournage et de trucage, qui diminuent la précision, lissent l'image et laissent quelques artéfacts qui lui font perdre une note supérieure. On en est pas loin quand même, difficile d'envisager cet épisode, vu son âge, bénéficiant d'un transfert nettement supérieur : on s'en contente donc. Surtout que, là encore, le DVD reste dans une galaxie lointaine, très lointaine. 


Son -  6

C'est sur cet épisode que la VF est le plus en retrait, d'autant que sa remasterisation est inférieure à celle de la VO, la faiblesse du canal central n'aidant pas. Le poids des années se fait sentir, et même si spatialisation et dynamisme sont là, difficile d'en dire autant pour la richesse et la précision... La VO reste quant à elle impressionnante. 

 


Episode5.jpg Episode V - L'Empire Contre-Attaque

 

Film - 09 Coeur
Les choix scénaristiques audacieux et les plus gros moyens mis en oeuvre permettent à l'Empire Contre-Attaque de s'affranchir des limites de son prédécesseur. Plus complexe, plus intense, il transfigure les codes du space opera en lui donnant des lettres de noblesse cinéphilique, et inscrit dans le marbre le prestige inégalé de la saga.


Image - 7

Dû surement à ses conditions de réalisation (et à son budget ?), le rendu visuel de cet épisode 5 est au-dessus de celui de l'épisode 4. Il présente à peu près les mêmes défauts (définition, contrastes...), mais largement atténués. Ce n'est pas parfait, mais c'est déjà une manière satisfaisante de redécouvrir ce joyau de la trilogie originale. 


Son - 07

On retrouve toujours ce problème de voix un peu faibles en VF, couplé à un sur-dynamisme des effets sonores. Mieux vaut ça que l'inverse. Surtout que cette critique risque de masquer le contentement suscité par ce rendu audio, toujours formidable pour un film de cet âge : précision, spatialisation et profondeur, c'est bien.

 


Episode6.jpg Episode VI - Le Retour du Jedi

 

Film - 06
Il n'y avait pas Jar Jar, mais il y avait les Ewoks... et une première partie sur Tatooine un peu longue. En prenant moins de risques que l'Episode 5, Le Retour du Jedi signe une petite déception. Il n'en reste pas moins un bonne et mémorable conclusion de la franchise cinéma, ne serait-ce que par sa dernière partie, la "triple bataille" (Endor/espace/duel) anthologique.


Image - 7

Quelques plans flous (principalement sur Endor), une pincée de noirs bouchés, une petite cuillère de lissage : on conserve les mêmes griefs que sur le reste de la trilogie. S'ils continuent d'inquiéter sur le papier, ces ingrédients ne sont pas non plus pénalisant au point de conspuer le travail de restauration (impressionnant) réalisé sur la saga depuis 1997, et les joies de la redécouverte que ce passage à la HD procurent. 


Son -  7

Rien de particulier à ajouter par rapport à l'Empire Contre-Attaque : le rendu est à peu près équivalent, qualités et défauts sont comparables (canal central, spatialisation, dynamisme, tout ça, on ne va pas vous la refaire). Bis repetita placent.

 


Conclusion

Star-Wars.jpg  

Un regret, celui de ne pas pouvoir mettre un 5/5 sur l'image à tous les épisodes : ce n'est pas la claque attendue. Et sans La Revanche des Sith, le bilan aurait été bien médiocre... Une satisfaction, la redécouverte unique que permettent le support et cette édition, même perfectible. Un constat, le travail sur le son est convaincant, et bien plus homogène que celui réalisé sur l'image. Un souhait, que Lucas arrête de bidouiller son œuvre, sauf si c'est pour nous retexturer certains CGI qui puent dans l'Episode I ou quelques défauts techniques grossiers dans le reste (contours...), si ça lui chante.

 

 

NOTES FINALES DU COFFRET BLU-RAY :

 

Image - 7 (moyenne 3,83 sur 5)

Son - 7 (moyenne 3,91 sur 5)

Films - 9 Coeur (Ce n'est pas une moyenne, et on assume. Saga incontournable, qui a bercé et bercera de nombreuses générations : notre vie sans Star Wars ne serait pas la même. Merci, George)

 

 

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Thor.jpg Film - 07
En s'entourant d'un casting charismatique et secondé d'une direction artistique sublime, Branagh parvient à équilibrer son récit conciliant action, fantastique, humour et romance et à en faire un tout homogène, et très bien filmé. A défaut d'être un chef d'oeuvre épique et baroque de 2h30 à la Dark Knight, Thor est un divertissement très efficace et plaisant, ce qui est déjà honorable vu le potentiel de casse-gueulité de cette adaptation... quitte à décevoir un peu les adeptes des comics originaux.


Image -  07

• Les plans en pleine lumière sont de niveau top-démo, mais les scènes plus sombres sont malheureusement perfectibles : bruit vidéo, contrastes un peu faiblards... Dommage.
• L'univers visuel, très coloré et avec une démesure parfois kitsch, laisse un excellent souvenir. Et cette restitution HD fluide et précise lui va à ravir.


Son - 07

• Paramount sur cette édition française conserve ses (contestables) habitudes, à savoir une VF en Dolby Digital, déjà satisfaisante mais loin d'égaler....
• ... la VO encodée en DTS HD Master Audio, bien plus ample et profonde.

• Dans les 2 cas, le bon mixage fait son office : équilibré, dynamique quand il le faut, et n'oubliant jamais l'agréable score de Patrick Doyle et son thème principal très zimmerien.

Black-Swan.jpg Film - 09 Coeur
Avec un traitement dantesque de sa thématique variée, comme la schizophrénie, la paranoïa, les fantasmes, ou la quête de la perfection, Aronofsky souligne que sa nouvelle prouesse n'est clairement pas un film sur la danse. Tant mieux, les chorégraphies sont médiocres et basiques, bien que relevées par la réalisation vertigineuse du maître qui expose une imagerie riche et surprenante. Black Swan est une oeuvre précieuse, fascinante et exaltante, menée par une Natalie Portman au sommet du monde, soutenue par une production sublime. Chef d'oeuvre.


Image - 09

• L'image, captée par des caméras Arriflex en Super 16mm et des appareils photo Canon EOS (5D et 7D), est conforme à ce qu'on peut en attendre : une définition parfois en retrait et un rendu très granuleux, accentués par les choix photographiques et la post-production.
• Il ne faut pas être effrayé par ce traitement : il est du meilleur goût, se fond dans la direction artistique et l'ambiance, et permet de mieux appréhender la vision du réalisateur.
• La compression est invisible, un très beau travail de la part de Fox. Il n'y a aucun défaut qui semble involontaire ou injustifié. Un magnifique Blu-ray.


Son - 07

• Commençons par la musique : le travail de Mansell est formidable, il parvient à intégrer et détourner dans son score (entre glauque et émouvant) des morceaux de la partition de Tchaikovsky. Black Swan est une réussite totale, qui doit beaucoup à ce traitement musical.
• Pour le reste, le mixage est relativement frontal, mais sait exploiter pleinement les surrounds quand il le faut.
• Un encodage DTS HD Master Audio grandiose, qui surpasse allègrement le DTS mi-débit en VF, toutefois suffisamment efficace.... mais mi-débit. Bien qu'efficace. Mais mi-débit. Voilà.


Le Bug

La scène la plus crousti-fondante du film, où l'on retrouve la belle Natalie et sa consoeur Mila Cuni (euh, Kunis), se voit "censurée" sur les lecteurs Blu-ray reliés à internet (une limitation créée pour des pays plus puritains que le nôtre ?), la durée du film passant ainsi de 1h48 à 1h46. Pour rétablir la scène, il faut déconnecter le lecteur du web (ou désactiver la connexion automatique), et supprimer le fichier cache du Blu-ray.

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